Affichage des articles dont le libellé est Trip Marlyse et Valè. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Trip Marlyse et Valè. Afficher tous les articles

vendredi 4 mai 2012

Cette fois nous revoilà seuls...

Cette fois c'est au tour de Valé de nous quitter… "Pauvre ami de Morges!!!" (son expression fétiche, qu'elle a découvert chez nous…) elle aura vécu un sacré mois! 4x4 et isolement, kite et snorkeling de rêve dans des endroits uniques, ses 4 semaines auront été bien variées! Pour nous c'était un bol d'air suisse de l'avoir avec nous, comme à l'époque où nous passions presque 100% de notre temps libre ensemble! Même ambiance, même facilité, même plaisir comme si le poids des années n'avait pas eu prise sur nous!

P1180941

Elle laisse en partant un petit goût bizarre, comme si nous regrettions de ne pas pouvoir la suivre… mais en fait c'est juste un nouveau départ, l'abandon d'un certain confort, celui de savoir à quoi s'attendre, même si ce n'est que de la poussière. Mais ce matin, nous partons pour une autre aventure, et beaucoup plus éloignée de la civilisation… Le nord c'est loin, très loin de tout, perdu, c'est peut-être encore très mouillé (même si le dernier cyclone est éteint depuis longtemps!), plein de mouches, de crocodiles, de serpent… Bref c'est l'Australie qu'on ne connaît pas donc celle qui inquiète un peu! Mais d'après les personnes qu'on croise, c'est assurément la plus belle, la plus pure. On part donc avec ce petit rien d'appréhension qui rendra la découverte d'autant plus marquante.

Nous faisons route vers l'est, quittant l'océan indien et la vie de plage pour un bon moment, le nord ouest ne s'y prêtant pas semble-t-il et l'est étant un peu loin pour y penser… (4000km). Au programme le parc national de Karijini dans lequel nous passerons une bonne semaine.

En quittant Coral Bay nous plongeons une fois encore vers ce désert, ici occupé sur des centaines de kilomètres par toute sorte d'insectes plus ou moins rampant, avec pour seule présence visible, les milliers de termitières qui décorent la campagne comme nos meules de foins.

P1060460

Le pays est habité, mais pas par les hommes. Nous roulons 500km dont une partie faite par Julie que l'on commence à "lâcher" sur les grands axes, même si… Et puis alors, en une heure, elle aura laissé passé un camion et n'aura pas eu l'occasion de croiser quelqu'un… Seul un cycliste arrêté à l'ombre de son coupe-vent aura été dépassé… Quel courage! Ou quelle folie???

Le désert est superbe offrant ce spectacle changeant sans en avoir l'air, où tout à coup les arbustes sont plus verts, ou la terre plus rouge, ou les herbes plus jaunes, ou les rochers en petits monticules, ou les collines plus hautes, ou la plaine plus infinie… On se rappelle les étendues désertiques de l'ouest américain, la traversée de désert avec le confort d'une piste en bitume au milieu.

Après 600km sans croiser le moindre village, la moindre maison, même pas à l'horizon… nous nous arrêtons comme d'habitude sur une aire de repos très peu aménagée et gratuite, et sommes accueillis pas des milliards de mouches!! On les avait presque oubliées celles-là!! Quelle plaie! On se rue sur nos filets, montons la tente à la hâte et nous réfugions, table et banc compris, à l'intérieur, en attendant que les moustiques prennent le relai! Ahhh, si il y avait une chose à changer ici…!! C'est fou comme on a de la peine à s'habituer à ces mouches, mais quand 20 d'entres elles cherchent se disputent le peu d'humidité qui sort de notre bouche, nez ou coin de l'œil, on perd encore vite patience!

Côté sol, on a le choix entre le bush pur, avec ses buissons et sa terre rocailleuse rouge et la piste ou une zone désherbée pour sa construction. La zone de repos est couverte de cailloux et mal pratique pour y planter une tente. Finalement on se met dans un embranchement de la piste, et plantons difficilement 4 sardines histoire de stabiliser les 4 coins de la tente. Heureusement ses arceaux sont fixés ensemble au sol et permettent une forme d'auto-maintient bien pratique. La poussière est partout, sur la moindre partie de la carrosserie, sur le moindre centimètre de nos sacs sur le toit, et même un peu dans la voiture, infiltrée par les joints mobilisés par les tremblements de la piste. On tend une bâche entre la voiture et la tente, déterminant trois zones, la une, rouge, c'est la poussière en chaussure, la deux, bleue, c'est la bâche IKEA en chaussettes, et la une, verte, c'est la tente, le repos, l'espoir de n'avoir ni mouches, ni fourmis, ni poussière… La bâche est plus facile à balayer, et les chaussettes sont le meilleur moyen qu'on ait trouvé d'arriver au lit avec les pieds propres sans entrer dans la tente avec les chaussures, et sans "nettoyer" le sol de la tente avec nos pieds avant d'entre dans nos sacs de couchages… Mais tout cela n'est probablement qu'une vaine illusion et nous finirons par la manger, la respirer, puis la transpirer, cette poussière rouge qui fait l'Australie!

Fermetures éclaires fermées, on goûte une soupe à l'abri de notre tente qui, sans sa pelure extérieure, ressemble plus à une gigantesque moustiquaire. La pleine lune est si puissante que sa clareté illumine la tente et nous permet de jouer aux cartes sans lampe. Mais on ne sait rien de l'humidité ici et il nous faudra mettre la deuxième couche plus tard, histoire de ne pas être trempés par la rosée.

jeudi 3 mai 2012

Dernier jour à la mer??

Si nous sommes revenus à Coral Bay c'est bien aussi pour son corail… Nous partons donc dès le matin faire notre petit tour dans ce jardin extraordinaire. La visibilité n'est pas au top et nous laisse un peu sur notre fin. Les poissons sont beaucoup plus craintif qu'à LakeSide par exemple, et on a de la peine à les regarder de près. Même les tortues ne se laissent pas approcher si facilement.

P1140178

L'après-midi, le vent s'étant semble-t-il levé, Jolan, Valérie et moi partons pour tenter de naviguer un peu sur une baie au nord. La piste devient assez vite très molle et le sable de plus en plus profond. Devant nous on ne voit plus que les sillons des pneus précédents et finalement ce qui devait arriver arriva, on se plante lamentablement. Et pas moyen de faire demi-tour! Il faut donc sortir la pelle et nos plaques de désensablement (Maxtrax) pour nous extraire assez facilement, après avoir dégonfler les pneus à 18 PSI (d'habitude on laisse 22 ou 25 ce qui raccourcit le temps de regonflage), et poursuivre quelques mètres en marche arrière, avant de nous replanter… Le moteur et les roues ont vraiment de la peine a "moudre" ce sable et à traîner le châssis jusqu'à une zone moins molle!! Après une heure d'effort sous un soleil de plomb, on arrive finalement à retrouver une zone plus accessible, et la plage où le vent est tombé! C'était l'occasion de faire vivre à Valé son premier ensablement, histoire de ne pas repartir sans cette expérience…

P1140521

En allant regonfler les pneus pendant que les autres rentre à pied au camping, je croise un type qui me mentionne un super spot de snorkeling mais avec un accès très difficile, à quelques kilomètres au sud. Je laisse donc les pneus plats et ré-embarque tout le monde pour une petite excursion à Five Finger Point, une pointe faite de 5 barres rocheuses s'enfonçant dans la mer.

Le trajet est certes bien sablonneux et la piste sinueuse un peu difficile à suivre, mais on arrive sur la plage où bien sûr, d'autres 4x4 sont déjà là! La plongée est fantastique grâce à une visibilité jamais rencontrée, probablement 25 mètres!! et une richesse de petits poissons uniques. Rien de gros mais des myriades de couleurs et des formes nouvelles à seulement 5 kilomètres de Coral Bay!

P1140574

Nous terminons la journée par une cueillette de coquillage, dont Valé et moi sommes assez fans.. Valérie aime les "grains de café" et moi les quantités de petites pièces blanches et rondes, anciens coquillages plats ornés au centre d'une étoile à 5 branches, et qui poncés par le sable, se sont transformés en petits boutons de manchettes, avec un ou deux ou trois petits trous. Le plus souvent il ne reste qu'une fine bordure, formant un anneau parfait! Idéal pour faire de bijoux… que je ne ferais probablement pas! N'empêche, j'adore les ramasser!

Au revoir Rasta Mamy

... ça y est!! Pour Marlyse c'est la fin des vacances et le retour à la civilisation. Le lever de soleil est déjà moins intense sur la rangée de caravanes et le chant des oiseaux perturbé par les bruits de la ville et le gazouillis des camions qui manoeuvrent.
Notre pare-brise est réparé, les bagages et les billets de Marlyse double-checkés et nous démarrons avec la marge nécessaire. Arrivé de bonne heure à l'aéroport, nous profitons de notre avance pour faire une séance cinéma "Terre d'aventure" en présentant à Valé et à Marlyse notre montage vidéo sur le Népal: 45 minutes de souvenirs inoubliables que l'on commente comme si on y était encore. Le montage vidéo est le genre d'activité qui prend du temps, et celui-là avec plus de 1000 plans entre les séquences filmées, les photos, les effets de survol d'images fixes et la bande son, m'a bien occupé, et j'avais fais le forcing pour permettre de le passer à l'arrivée de Marlyse, et depuis 6 semaines, nous n'avons pas trouvé le temps!!!…. Nous avions même enregistré une sorte de dialogue pour accompagner le film mais il s'avère que de toute façon nous devons nous arrêter régulièrement pour une ou l'autre explication. Nous voilà réuni au check-in pour une projection privée en plein aéroport.
P1060453
Et c'est l'heure du départ… Au bilan, 6 semaines bien remplies pour Marlyse et un certain nombre de petites victoires à "notre actif":
  • bon sommeil et bon couchage en dépit du bush-camping
  • dégâts limités sur la manucure…
  • maîtrise de la coiffure malgré le sel, la poussière et le vent, avec démêlage très soigneux après que Marlyse a été finalement rebaptisée Rasta-Mamy en rapport avec sa coupe. Le sujet, hyper sensible a été rattrapé de main de maîtresses par Chap et /ou Julie!
  • transit intestinal re-réglé grâce à un fine-tuning approprié et un mélange fruits et légumes savamment orchestré …
  • mal de gorge soigné par le climat local
  • gestion de la technique e-mails, accès internet, back-up des photos, recharges des appareils etc etc
  • débouchage in-extremis des oreilles par le bôfils providentiel sur ce coup-là!
  • remise en forme générale avec traitement des maux de dos initiaux (par la secouthérapie du 4x4), sport et loisirs, aquagym, badminton, balade et longs snorkeling.
  • relooking  quasi total, avec robe à 2$ de la Red Cross (2ème main façon Armée du Salut!), CROCS !!!, et abandon de la coiffeuse à la semaine…
  • perte de poids… non prévue, très inutile mais toujours bienvenue avant l'été!
  • …mais surtout un coup de foudre pour ce magnifique pays, son côté sauvage et authentique…
  • et un autre coup de foudre pour la faune aquatique…
A tout ça s'ajoute que le séjour s'est très bien passé, sans la moindre anicroche! Je suis donc un beau-fils bien heureux… pour changer! Merci Rasta Mamy, pleine de courage et d'énergie, c'était aussi un plaisir pour nous!
P1060458
Et elle parle même le language des plongeurs!!
Nous poursuivons la route en sortant de l'aéroport pour Coral Bay où nous retournons pour nous balader dans ses jardins de corail. De toute façon notre route nous force au sud pour quitter la péninsule d'Exmouth et le détour par Coral Bay est un détail. Cela nous permet aussi d'accompagner un peu Valé sur sa route sud pour Perth, faisant d'une pierre deux coups!
Nous passons l'après-midi dans la baie pour un x-ième snorkeling. Le ciel s'est couvert mais le "survol" de ces forêts de laitues, de choux fleurs, d'orgues majestueuses, et autres plantes étranges, est toujours aussi surprenant. Nous poussons plus au large encore et cela nous permet d'atteindre des sortes de piscines dont le sable tapisse le fond et où le corail s'étend en parois de 4-5mètres nous laissant observer de par le côté ces étages de vie subaquatique: c'est tout simplement grandiose! Pas de rencontre spéciale, mais un plaisir qui ne s'estompe pas!
Nous finissons la journée par nous réinstaller au camping, cette fois pour bénéficier d'un lave-linge, le prix à payer étant la piètre qualité du lieu, la promiscuité, et le bruit de l'air conditionné de la caravane des voisins! Un camping étrange, où il est interdit d'être plus de 4 par sites… ?? et… notre troisième enfant, vous l'achetez combien??

mercredi 2 mai 2012

Turquoise Bay: encore une petite

Avant de quitter le parc de Cape Range, nous partons nous rafraîchir une fois encore à Turquoise Bay qui s'impose comme le coin à faire un shooting souvenir pour les calendriers des 10 prochaines années… Les couleurs sont hallucinantes, l'eau d'une limpidité totale, et la pointe de la baie, formant un courant sortant assez fort, provoque une vie sous-marine grouillante et colorée.

P1180867

Les garçons jettent un dernier petit coup de masque, tandis que les filles prennent des photos et profitent de l'ambiance "magazine" de la plage…

P1180860

P1180830

Nous nous rendons ensuite à Exmouth, histoire de voir quand-même cette petite ville et de récupérer un accessoire pour notre Mac, livré en poste restante au centre ville, et d'essayer de faire réparer notre pare-brise cassé suite à une fente inquiétante apparue après notre traversée de la ferme de Ningaloo..

On s'installe au camping de la ville, essentiellement pour être au plus près du réparateur de pare-brise, le notre devant être finalement changé. L'autre bonne raison de se payer une nuit au camping est de permettre à Marlyse de bénéficier d'une douche avant son départ en avion.

Le Big4 local (chaîne de camping) n'est pas grandiose, mais permet de joindre l'utile à l'agréable!

Et le soir nous partons entre adultes jeter un oeil au canyon tout proche, histoire de prendre un peu de hauteur...

P1180895

mardi 1 mai 2012

Tulki Beach et Lake Side

La baie de Tulki n'a rien de spécial et le fond n'est presque que sable avec de petites touffes d'algues. La météo est toujours au beau fixe, mais le vent s'est levé pendant la nuit et on fait donc une journée de pause plongée pour reprendre un peu le kite… Vent faible mais juste suffisant pour Valé, Jolan et moi, histoire de jouer avec nos grandes planches, et petite navigation, jusque vers le reef à 800m au large, histoire de se dégourdir les bras! Cela dit une journée posée au même endroit nous fait à tous du bien.

P1140285

P1140281

Le soir Titouan part avec Chap faire un peu d'auto-école et les deux reviennent en ayant l'impression d'avoir fait un safari! Kangourous en masse, émeus sur la route et une seule voiture croisée!

Le lendemain nous reprenons nos palmes-masques-tubas pour aller à la découverte de Lake Side, le campement voisin. D'après nos renseignements il s'agit d'un beau site et on démarre très très fort en croisant deux raies guitares. La première dénichée par Jolan est énorme… plus de 2.5m et assez inquiétante même si ces raies sont inoffensives. Elle nage assez vite et on tâche de ne pas la perdre en attendant les autres qui mettent un peu de temps à nous rejoindre. En la suivant on croise une autre raie guitare, plus petite qui se dirige vers le reste de la famille. On se retrouve finalement tous autour de cet animal étrange, avec ses 2 ailerons et sa queue qui font penser à un requin.

P1140300

P1140306

Longue poursuite et photos multiples y-compris avec Marlyse qui n'en croit pas ses yeux. Le reste de la plongée est très beau avec passablement de vie et un univers coralliens toujours un peu en retrait par rapport à Coral Bay, mais néanmoins magnifique. De grande patates de corail jaune jouxtent d'autres de couleurs roses et sont couvertes de poissons de toutes sortes.

P1140414

L'après-midi, nous refaisons le trajet pour une deuxième session à Lake Side.

Un peu en avance sur le reste de la famille je me prépare à plonger à 5 mètres de fond pour photographier une sorte de poisson-chat. Une grande respiration, un joli canard, et me voilà nez à nez, la tête en bas avec un requin pointe-blanche d'un peu moins de 2 mètres!! Je manque de m'étouffer, remonte et profite de filmer longuement, ne pouvant pas appeler les autres qui sont trop loin! Je le suis 15 minutes environ puis essoufflé, j'abandonne la"chasse"! Rejoignant le groupe, je garde mon petit secret en espérant pouvoir faire une farce à Titouan qui devrait être vert de jalousie. Mais à peine une demi-heure plus tard, je retombe sur probablement le même individu, qui semble se reposer au fond!

P1140450

Cette fois tout le monde est là et on passe de longues minutes à l'observer, à faire des photos, des films et à le suivre à son "réveil" puis même lors d'une de ses parties de chasse entre les patates de corail! On est aux Anges!!!

P1140422

ça c'est LA photo!!

Ces requins sont vraiment des animaux magnifiques et majestueux, déambulant avec une supériorité incroyable dans cet univers, affichant en permanence leur place au sommet de la pyramide alimentaire. Devant eux fuient les thons et les nazons qui poursuivent de plus petits qui eux-mêmes poursuivent de plus petits encore. Jamais on aurait imaginé pouvoir nager au milieu de cet univers et avec un requin, même petit, en famille avec Marlyse et Valé!

P1140432

A notre retour, le trajet de 5 km de safari kangourou va au-delà du crédible. On décide de compter les individus, et on arrive ....à 97 kangourous jusqu'à la tente!!! Quand on dit qu'il faut à tout prix éviter de rouler à la tombée de la nuit!!

samedi 28 avril 2012

En balade avec les Tortues de Turquoise Bay

P1060404

Réveillé par le soleil aux environs de 6h, nous déjeunons comme d'habitude au milieu de notre solitude, toujours bien conscient de notre privilège. Marlyse dort à merveille et c'est un grand soulagement pour nous qui étions un peu inquiets de lui proposer 5 semaines sur un simple lit de camp… Le seul point délicat est le manque d'ombre et d'eau! Nous sommes tous les jours lavés à l'eau de mer, mais rarement douchés et savonnés à l'européenne et nous nous contentons d'une toilette à la patte, avec un minimum d'eau pour se dessaler le visage, ou les cheveux, la tête à l'envers dans le plat à salade, qui a tout juste la bonne forme!! Pour l'ombre, une bâche tendue entre les voitures fait le plus souvent l'affaire, mais en général on passe peu de temps inactifs en pleine journée!!

Nous quittons Ningaloo Homestead au petit matin pour être sûr de pouvoir passer un point bas sur une embouchure de rivière à marée basse. Quand on se sait pas à quoi s'attendre et que le passage ponctue 130km de piste bien cassante, c'est toujours un peu inquiétant. Mais les paysages sont si beaux, avec cette sorte de grande prairie d'herbes hautes parsemées de buissons et émaillées de grandes dunes de sables rougeoyant ou plus clair selon les endroits, tout cela bordant la mer. Notre isolement même si il n'est que relatif, donne au tout une dimension d'infini. On a beau être sur une piste crée par les hommes, on se sent bien loin de la civilisation.

P1140192

Nous passons finalement la "Creek", l'embouchure de rivière un peu redoutée, sans le moindre soucis, tout au plus un peu de sable mou sur une centaine de mètre et rejoignons la route goudronnée et l'entrée sud du Parc national Cape Range qui occupe la pointe nord de la péninsule d'Exmouth. Outre la visite du parc, nous avons trois sites de snorkeling à explorer encore, dont Turquoise Bay que tout le monde encense!

Nous nous arrêtons d'abord à Oyster Stacks, un des points où la barrière de corail est la plus proche de la côte, à 300m environ, et on est un peu déçu même si Marlyse a beaucoup de plaisir. Bien sûr la lagune est pleine de patates de corail et on voit passablement de poisson mais les paysages n'ont rien à voir avec Coral Bay qui reste gravé dans nos mémoires.

Quelques kilomètres plus au nord, c'est la mythique Turquoise Bay. Finalement toutes ces plages et ces baies se ressemblent et Turquoise Bay est juste un peu plus turquoise... que les autres! C'est une magnifique baie coupée au milieu par une pointe qui s'avance vers le reef et génère d'assez forts courants sortants. On commence donc par un petit trajet à pied pour nous permettre de nous laisser dériver après. Comme à Oyster Stack, le corail ne présente pas l'intérêt de Coral Bay mais nous voyons par contre beaucoup de poissons et des immenses bans de petits rayés (??) que l'on traverse et qui nous traverse… Et puis nous trouvons successivement deux tortues… et là c'est le régal! Elles se laissent suivre longuement à quelques centimètres. La première s'arrête finalement par terre comme pour dormir et Titouan trouve presque simultanément une deuxième pas plus farouche… On aurait pu les toucher, ce que l'on n'a pas fait bien sûr, mais on réalise un shooting photo et video, histoire d'immortaliser ces moments magiques.

P1140265

Chap plane au-dessus...

Marlyse est sur un nuage et il nous est difficile de lui faire sortir la tête de l'eau pour lui parler! Quelle chance de pouvoir vivre ces moments en famille et pour notre grand-mère, quelle découverte!

P1140264

Jolan et Marlyse...

P1140271

P1140278

Coupe "snorkeling" au sortir de l'eau... mais surtout large sourire!!

La journée passe vite et heureusement la côte a un camping/arrêt tout les 5-10km sur 50km et il nous est plus facile qu'auparavant de trouver de quoi nous poser. On restera probablement 4-5 jours ici jusqu'au départ de Marlyse le 3 mai.

vendredi 27 avril 2012

Coral Bay et Ningaloo Homestead

Après notre deuxième nuit à 14 Mile Camp nous plions le campement pour monter sur Cape Range et la région d'Exmouth. Nous commençons par nous arrêter encore à Coral Bay essayer de découvrir le monde magique décrit par Jolan. Un peu en retard en raison de quelques tâches administratives, je rejoins Chap, Julie, Valé et Marlyse encore toutes excitées par leur dernière rencontre… Julie a repérer un requin pointe blanche de 2m environ et elles ont passé de longues minutes à le suivre et à l'observer de tout près!!! A un moment, alors qu'elles le suivaient, ce dernier a fait demi-tour et à pointé droit sur elles, les croisant juste par-dessous! Grande émotion pour tout le monde, sauf pour Marlyse qui se demandait ce qu'était ce gros poisson…!!! Ensuite nous croisons ensemble quelques tortues et surtout un univers corallien époustouflant de variété et de beauté.

P1140155

P1140178

P1140183

Les couleurs étaient moins explosives que dans certains de nos souvenirs mais jamais nous n'avions rien vu de pareil! Difficile de décrire tant de forme et de taille, sinon que de le comparer à un jardin extraordinaire, peuplé de surcroît par des milliers d'habitants multicolores! Mais ce ne sont pas les poissons qui pour une fois auront eu la vedette. Même Titouan est sorti de l'eau ébahi, lui faisant presque oublié sa déception de ne pas avoir vu LE requin! Il faut dire que depuis ses nombreuses rencontres à Coral Bay, Titouan ne pense plus que requin… J'ai beau lui dire que les requins de récifs pointes blanches et noires vu entre Gnaraloo et Coral Bay ne sont que des poissons-rouges, il persiste à vouloir voir du "gros"… Et on sait qu'il suffit de passer le reef loin au large (1km??) pour avoir la chance de tomber sur un Tigre, un Bulldog ou encore un Grand Blanc, mais il est clair que je ne joue pas à ce jeu, en tout cas pas comme ça en famille, à la petite semaine!

De retour, Marlyse a, pour changer, le sourire jusqu'aux oreilles, et goûte au plaisir de ces moments un peu "extrêmes" pour son âge, mais bien encadrée, main dans la main avec sa fille ou sa petite-fille. Jolan et Titouan sont allé encore plus loin et nous on décrit des paysages encore plus féériques...

P1140187

Nous quittons Coral Bay un peu à regret, en nous disant que le meilleur est peut-être à venir, dans les environs d'Exmouth. Plein d'eau et de carburant, au camping bondé de la ville, qui nous convainc si besoin était qu'on préfère le bush et la poussière, aux alignées de tentes et de caravanes.

Nous roulons jusqu'à la tombée de la nuit à travers la piste, en suivant le bord de mer et en faisant de courtes pauses photos ou balades à travers des dunes.

P1140198

P1140201

P1140228

Petit à petit la piste se dessine mieux, des portails à bestiaux apparaissent, puis les premiers moutons, puis de grands troupeaux rassemblés autour d'un point d'eau, une pompe d'eau souterraine (saumâtre mais buvable pour les bêtes), mue par une éolienne.

P1140237

On sent que l'on se rapproche de la vie humaine et au coucher du soleil nous atteignons la ferme de Ningaloo (Homestead), perdue en bord de mer et couplée à un phare. Nous appelons le gardien à coup de klaxon et entendons l'appel relayer par une radio isolée à l'intérieur… Quelques minutes après un vieil homme essoufflé par des poumons en mauvais état, nous accueille chaleureusement et prélève la taxe de passage et de nuitée. Ici, le campement sauvage est mal apprécié mais il est toujours possible de planter sa tente pour quelques dollars par personne, dans des endroits plats. Ce sera le cas à quelques distances de la ferme, de l'autre côté de la dune qui borde la mer, avec encore ici, une sensation d'isolement total. Le campement est vite monté, et on commence à oublier le désagrément de devoir monter et démonter la tente chaque jour, et souvent creuser nos propres toilettes, que je tâche de rendre un peu plus intime avec une bâche. C'est un travail de moins d'une heure à chaque fois mais dont on s'accommode de plus en plus facilement.

P1060408

Nous avons quitté (pour combien de temps??) les mouches et les moustiques et les soirées sont bien agréables, à jouer aux cartes ou à lire autour d'une bougie, sous le ciel toujours aussi incroyablement clair, gardés par la Croix du Sud…

jeudi 26 avril 2012

Transition vers Coral Bay

P1130886

Une dernière plongée le matin devant la tente, pour éviter l'aller-retour à la Bay et c'est déjà l'heure de quitter ce coin magique. Quitter Gnaraloo c'est renoncer à replonger dans cet univers grandiose et à attendre que les conditions de vagues ne nous montre le spot sous son vrai visage. C'est aussi redescendre 125km plus au sud pour repartir vers le nord, et à profiter pour repasser encore plus bas à Carnarvon pour faire les pleins…

Tout cela ne va pas sans un minimum de mail, de gestion des billets d'avion et de tentative de solutionner nos problèmes de compresseur et de convertisseur 12V. Cette fois je choisis l'option "milieu de gamme" bien plus chère mais moins "made in China", quitte à garder ce matériel plus tard pour notre camping-car en Suisse.

Nous roulons donc ensuite en direction du camping bon marché le plus proche de Coral Bay que nous atteignons de nuit au bout d'un lacis de pistes qui failli nous perdre. Malheureusement un panneau avertit que seul les détenteurs de toilettes chimiques sont acceptés, ce que nous n'avons évidemment pas.. On se promet d'être discrets, quitte à partir de bonne heure le cas échéant. Sur place de nombreuses caravanes sont là, au pied d'une bute et on se trouve un petit plat de sable idéal. En général, lors de nos arrivées tardives, nous ne montons qu'une tente et nous nous serrons un peu plus histoire de gagner du temps. On est donc très vite près à manger et à faire une petite partie de carte, ce qui ne nous empêche pas d'être vers 8h au lit! Dehors les araignées sortent et on sent qu'elles nous regardent... A chacune de nos sorties nocturne, nos lampes frontales balayent le sable, et les araignées nous regardent, leurs yeux reflétant nos lumières comme deux petits phares dans la nuit; on se rapproche pour les observer, et les voilà qui fuient se cacher dans leur tanière, un petit trou dans le sable, tapissé par une couche souple et fine comme une peau, évitant que le sable ne s'écrase sur elles. En creusant d'un centimètre on peut prendre cette sorte de goutte de sable dans le creux de la main, comme un minuscule ballon de baudruche. Observer ces détails magique, nous rend plus admiratifs que jamais, plus amicaux aussi et ces araignées nous rendent alors heureux plutôt qu'autre chose. La nuit est calme et on entend juste le grondement lointain des vagues.

Au réveil on réalise que nous avons planté notre tente juste avant une piste de sable mou passant par-dessus la dune en direction de la mer qui est à 50m derrière. En fait nous sommes au bord d'une gigantesque lagune turquoise et les vagues que nous entendions sont à près de 1000m. Immédiatement sur la plage commence une véritable rue de caravanes, parquées à côté de leur "tracteur" 4x4 blanc, et du bateau de pêche qui va avec tout ça. C'est un vrai village de pêcheur "Grey Nomad" (les nomades gris = retraités qui cherchent la chaleur en migrant au nord à partir de Pâques, ou visitent simplement l'Australie).

P1140093

P1140094

Girouette locale...

Nous faisons une balade et une petite plongée snorkeling sur une pointe de rocher, où l'on peut observer des tortues, des raies dont une énorme… (2m de long..). Le courant est un peu fort et les petites vagues ne sont pas idéales pour Marlyse qui peine avec la prise d'eau de son masque et de son tuba. On choisit donc de changer de coin et de partir à Coral Bay qui a bonne réputation même si on s'attend à la destruction habituelle du corail par le tourisme de masse. Valé retrouve ses jeux d'enfance à Formentera et nous faisons une course aux crabes, motivant nos poulains à descendre une dune! Pour nos enfants c'est la découverte de la chasse aux crabes, nos destinations "kite" habituelles les ayant plus habitués au sable qu'aux rochers les abritant.

P1140139

Faisant abstraction de notre "problème" de manque de toilettes chimiques, nous partons pour Coral Bay, à 40km au nord en laissant notre campement et la voiture de Valé, histoire de lui économiser quelques kilomètres et de lui éviter trop de frais de dépassement de "crédit". Nous tâcherons de payer le "caretaker" (=responsable bénévole du camp qui "habite sur place) en partant après notre dernière nuit, ce qui évitera la question désagréable des toilettes. De toutes façons ces campements sont si vastes qu'il est peu probable qu'un surveillant quelconque vienne vérifier notre équipement!

Coral Bay est une mini ville de tourisme, avec quelques campings, un hôtel près la plage, deux supermarchés minuscules, une pompe à essence de campagne, et une ou deux échoppes à souvenirs et à excursions de plongée. On en profite pour racheter un ou deux tubas et un body board, pour servir de flotteur à Marlyse, et qui simplifiera notre travail de désanglage-resanglage systématique du surf. La plage est assez vide et on ne sait pas trop où sont  les nombreux campeurs. Nous nous dirigeons au sud de l'immense baie bleue pour essayer de dénicher le corail qui forcément ne se voit pas depuis la plage… La mer est calme, le vent faible, et les couleurs magnifiques.

Le début de la plongée est sablonneux sur 10-20 mètres puis le fond augmente et on voit les premières patates de corail. Assez vite on est subjugués par la beauté des paysages et même si les poissons sont assez petits et peu abondant la vue est magnifique. On peut encore observer quelques raies dont une raie tachetée à la queue filiforme et immense et une tortue. Mais ce qui domine avant tout c'est la beauté de ce jardin. En sortant, béats, Jolan nous affirme qu'après, plus loin, c'est encore plus beau… On est un peu dubitatif mais promettons de revenir le lendemain.

vendredi 20 avril 2012

Excursion à Big Lagoon

Départ très matinal ce matin pour arriver à 7h30 après une heure de trajet en principe au petit déj' des dauphins à Monkey Mia. On est tous plus ou moins septiques à l'idée de se faire un bain de foule pour ça, mais l'envie qui domine est de pouvoir observer une fois vraiment de près ces animaux qui nous font tous fantasmer.

Le trajet et ses 30 kilomètres de piste rouge nous donne l'occasion de croiser une famille d'émeus avec une mère (probablement!) et 5 à 6 petits… on se dit que c'est soit une mère prolifique soit une garderie en course d'école! Ces rencontres en pleine nature sont toujours assez magiques et renforce notre sentiment mitigé quand au programme du matin.

P1130739

Sur place il y a déjà pas mal de monde, et on finira par être une bonne soixantaine. On voit tout de suite un groupe de dauphins qui tournent nous loin de la plage qui est réservée au nourrissage. L'équipe sur place chapeautée par un centre de recherche sur les dauphins et très prudente et fait tout pour minimiser l'impact de ce contact quotidien pas très naturel avec les humain. Zone de plage réservée et interdite à toutes activités humaines, nourrissage de seulement cinq femelles, avec seulement moins d'un kilo de nourriture alors que la ration quotidienne est de douze.

Peu après notre arrivée, Pucke, une femelle de 35 ans, se rapproche de la plage et s'installe sur le sable, nous regardant tantôt d'un œil tantôt de l'autre! C'est déjà assez surprenant, et les responsables n'aiment pas du tout ce comportement qui pourrait mettre le dauphin en situation périlleuse. Pas question donc de commencer la distribution tant qu'elle ne repart pas plus loin! On attend donc près d'une demi-heure à bonne distance, par un froid de canard renforcé par un fort vent du sud (air polaire donc!) que la demoiselle arrête son cirque! Ensuite tout le monde est convié à rejoindre la plage et à entrer dans l'eau en ligne jusqu'au genou. L'idée est d'éviter de présenter un risque qu'un dauphin se faufile entre nous.

Et puis nous assistons à la parade de Pucke qui fait de nombreux aller-retour à un ou deux mètres de nous. Les autres dauphins de la troupe sont à 50 mètres et semblent jouer. On les voit ainsi sauter et se pourchasser. Mais Pucke ne vient pas se faire nourrir. Tout à coup elle part à une vitesse dingue en zigzaguant et s'éloigne à travers les poteaux de la jetée toute proche! Comportement de chasse nous dit-on, plutôt rare à observer et qui explique son désintérêt précédant pour la nourriture: elle avait senti ou plutôt echo-localisé la présence d'une proie. On la voit donc chasser non loin de nous et on nous recommande de sortir pour éviter que la proie ne vienne se cacher derrière nos jambes risquant de provoquer un accident! Les dauphins sont paisibles mais très puissant et avec de bonnes dents quand-même! Pucke s'éloigne un moment et nous patientons. Pour ceux d'entre nous qui les avait suivis nous assistons à l'écart (à 100m du reste du public) à une jolie scène de bagarre entre un pélican et deux dauphins dont un bébé, qui se disputaient un poisson!

P1130785

L'image est magnifique dans un soleil de face qui rendait la mer d'argent. Chap et Valè sont aux premières loges et je les rejoins un peu tard pour filmer observant la scène entre les poteaux d'une deuxième jetée.

P1130790

Nous continuons à marcher quelques dizaines de mètres côtes à côtes avec cette paire, pendant que le reste du groupe attend le nourrissage. Pucke ne tarde pas à revenir prendre deux ou trois poissons je crois, puis disparaît avec le reste du groupe. Les autres femelles n'ayant pas pointé le bout de leur bec, leur "assiette" reste pleine et retourne au frigo… en attendant la prochaine visite! Jolie expérience que cette observation de près, même si on commence à aimer de plus en plus le côté privé, même si il est plus lointain, de nos rencontres fortuites avec les animaux dans leur environnement naturel.

Nous profitons du complexe de Monkey Mia (qui abrite aussi un camping, des bungalows et quelques échoppes) dont nous avons payé l'entrée (évidemment!) pour nous offrir une bonne douche et un café au soleil qui commence à redonner à la journée un aspect d'été… après la fricasse du matin!

P1130835

Sur le retour nous repassons par Denham refaire le plein d'eau et quelques courses et traiter un ou deux mails plus ou moins urgent, dont un litige avec notre loueur de Prevelly qui ternit un peu l'ambiance! Désaccord sur les frais de nettoyages, pourtant contractuels, qui nous oblige à changer de ton, ce que je déteste!

Sur la route nous repassons par Little Lagoon, le petit "lac" tout rond, qui est balayé par le vent et nous fait presque regretter d'avoir laissé le matos au campement, mais nous savons aussi que la journée à venir sera grandiose sur notre Big Lagoon privé sous un soleil radieux Enfin… car les trois derniers jours étaient voilés par une plus ou moins fine couverture de nuages élevés qui nous offraient de splendides levers et couchers de soleil mais qui nous privaient de chaleur. Le froid (relatif on est quand-même en t-shirt tous les jours!) nous poursuit encore un peu et les nuits sont très fraîches voir carrément froides pour Valè dont le sac "Lafuma-Extrême" n'est pas si extrême que ça…

Big Lagoon se présente au mieux aujourd'hui! La marée est encore assez haute pour couvrir les bans de sable, le vent est assez fort, environ 30 nœuds, et le ciel immaculé promettant de belles lumières! Nous partons rapidement avec Valé et faisons une excursion sous le vent en direction des autres bras du lagoon et notamment une grande partie sous le vent d'une presqu'île qui s'avère être extraordinaire de couleurs. La plage de sable blanc est émaillée de quelques mangroviers verts clairs tandis que les collines avoisinantes sont d'un rouge très vif et contrastent avec force avec le bleu et le turquoise de l'eau. La navigation dans un tel spectacle et sur une eau lisse est grandiose et après quelques photos, je repars chercher Chap et Julie pour qu'elles en profitent aussi. Je change d'aile aussi et passe de 8 à 10m naviguant surtoilé pour nous permettre de naviguer ensemble et de faire quelques images…

P1130811

P1130818

Nous profitons ainsi de la journée jusqu'à la dernière minute relançant une session de wakeboard pour Jolan avec une corde plus solide… Quels rires!

jeudi 19 avril 2012

Big Lagoon

Le vent est au rendez-vous aujourd'hui et nous repartons pour un nouveau coin de la péninsule, la région de Big Lagoon où comme son nom l'indique se trouve un gigantesque lagon ou plutôt un réseau de lagons. Nous espérons y trouver plus facilement une zone avec la direction adéquate pour naviguer.

Nous nous rapprochons de l'entrée du parc et prenons une des pistes qui s'enfonce vers l'ouest. Dix kilomètres plus loin on arrive devant un immense lagon aux couleurs passant du bleu au turquoise bordé par des plages claires sur lesquels tombent tantôt des dunes de sable plutôt jaune, tantôt des falaises dans les rouges plus ou moins vif! Tout simplement grandiose!

P1130800

Et le vent qui fait écumer la mer laisse présager un magnifique session. Arrivé au campement, c'est effectivement quasiment parfait et nous nous apprêtons à passer la journée sur place quand on trouve une place de tente au bord de l'eau, "un peu" à l'abri du fort vent, et suffisante pour nos deux tentes. C'en est assez pour nous décider à replanter la tente aussitôt et à se re-poser pour un à deux jours. Le ranger croisé peu après nous confirme que l'on pourra payer l'extra à la sortie du parc et que l'endroit doit être magnifique pour kiter: pour nous ça veut surtout dire que ce n'est pas interdit et qu'on peut se lancer sans arrière pensée!!

Pendant qu'on monte le camp, les kids font leur travail quotidien, un peu distraits par la perspective de la journée qui s'annonce. Un brin de salade de riz dans l'estomac et c'est parti!

P1060270

P1060264

A peine sur l'eau Valè voit une tortue et Julie revient en criant qu'elle a vu un petit requin! Puis Titouan découvre une zone sans fond où il repère des dizaines de raie, et enfin Jolan voit deux serpent d'eau à la surface! Le coin est habité, c'est certain! On passe l'après-midi à jouer, malheureusement pas tous ensemble, le vent étant trop fort, et nos deux 6m étant hors service au moins pour un moment. Julie est victime d'une explosion de son gros boudin en plein vol… probablement sur une erreur de ma part et une fermeture incomplète du zip lors de la précédente réparation! M…e!

Pour faire patienter Jolan qui attend sur la plage, je l'emmène faire un tour façon wake, tracté derrière moi en surf! Le démarrage nécessite un peu d'apprentissage mais on finit par y arriver.

P1130773

Je pensais que Jolan aurait de la peine à partir sans palonnier et sans barre à tenir, mais c'est en fait moi qui éprouve le plus de difficulté à partir. Je suis soulevé par le point d'ancrage que Jolan représente et j'ai de la peine à contrôler le kite qui de toute façon n'est pas fait pour ça! N'empêche on finit par y arriver et tirons quelques bords à deux, en attendant que les problèmes se présentent… ça ne tarde pas d'ailleurs! La corde finit par casser et je me retrouve propulsé en l'air comme lancé par une catapulte!! Pas de dommage, mais il faudra certainement affiner la technique et solidifier le système!!!