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jeudi 14 juin 2012

On quitte Fraser Island

Notre séjour 4x4 touche à sa fin. Nous paquetons le camp lentement car nous avions allégé un maximum le toit, histoire de prendre moins de risque avec la stabilité de la voiture dans le terrain. Nous avons choisi de quitter l'île par le sud, où la traversée est bien plus courte et se fait avec une barge.

La route de la plage est magnifique avec plusieurs rivières à traverser, représentant le seul vrai danger de ces plages. A plein vitesse le trou de 50cm à 1 mètre peut faire basculer une voiture déstabilisée par un freinage d'urgence. De plus, un arrêt est carrément gonflé car le flux sortant peut creuser derrière les roues et risque d'ensabler les pneus. A négocier avec prudence, donc…

Sur la plage nous laissons Jolan nous conduire pendant les 30km de la descente et force est de constater qu'il gère très bien les quelques difficultés. Il est tout fier et ce petit moment le remplit de bonheur… Ah ces garçons et les voitures…

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Nous atteignons le sud de l'île qui s'aplatit un peu et présente un magnifique paysage avec de nombreux arbres secs et clairs qui contrastent sur le sable et le ciel bleu.

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A peine arrivés, la barge qui fait des allers-retours accoste et baisse son pont sur la plage, à même le sable. Nous embarquons et faisons le petit saut sur la plage d'en face en quelques minutes.

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Là nous profitons de l'après-midi pour vivre nos dernières de plage sauvage, qui n'est pas sans nous rappeler Beauduc. Des milliers de dauphins passent sans arrêt entre l'île et le continent sautant et éclaboussant à quelques dizaines de mètre de nous pour notre plus grand plaisir!

Nous reprenons la route à la dernière minute pour atteindre notre prochain campement avant la nuit noir et arrivons sur une aire, malheureusement juste à côté d'une route à grand trafic! Hyper bruyante, ce sera notre pire campement! Un bruit assourdissant généré par les nombreux road trains et notamment des bandes anti-endormissements qui font une vibration incroyable à la moindre voiture, mais quand c'est un 96 roues qui roule dessus, c'est l'apocalypse! En plus à peine le soleil couché que l'air se charge d'une humidité record qui détrempe rapidement tout le matos qui n'est pas à l'abri puis petit à petit à peu près tout! On cherche un emplacement autorisé pour faire un feu et la seule chose qu'on trouve c'est que le campement est interdit aux tentes… PAR-FAIT!!

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Pendant la nuit, le bruit ne cesse plus ou moins qu'entre 1h et 4h du mat, et une bagarre près des toilettes achève de donner une mauvaise note à cette halte!!

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Jolie vue mais à gauche c'est l'autoroute et un bruit assourdissant... dommage!

mercredi 13 juin 2012

La tournée des lacs

Le réveil a sonné tôt ce matin, les Kookaburas semblant décidés à ne pas nous laisser dormir: 6h00 du mat' et ce sera tout, avant la reprise en cœur un peu plus tard par les corbeaux juste au-dessus de la tente!

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Les enfants arrivent à se rendormir et Chap et moi passons un moment à lire. Plongé dans une fantastique histoire de vie australienne, je dévore "A Fortunate Life" d'Albert B. Facey, un homme né en 1894 dans l'ouest australien et ayant écrit simplement à 87 ans l'histoire de sa vie depuis son enfance exploité dans différentes fermes du bush, jusqu'à la fin de sa vie après avoir affronté bien des malheurs avec une égale philosophie. Un best-seller australien, repris par la télévision, tellement plein de sincérité et de simplicité, tellement proche de la terre de l'ouest, et une magnifique école de vie.

Nous déjeunons sous l'œil attentif de 5 Kookaburas qui s'approchent presque d'un peu trop près, mais sans nous assourdir de leur chant! Puis nous partons pour une nouvelle boucle dans l'île.

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Notre premier arrêt nous amène à pied près d'un lac perché sur une dune de sable avançant vers la forêt. Intéressante démonstration du phénomène du Sand-Blow, littéralement soufflée de sable. L'île très ancienne était une île de sable blanc lentement colonisée par la végétation et transformée en île tropicale humide en son centre. Les bords de mer sont restés végétalisés et les dunes avoisinantes, couvertes d'herbe et d'arbres bas. On sait la fragilité des dunes, raison de leur réhabilitation fréquente après toutes sortes d'atteinte… 4x4 indisciplinés, tempête ou incendie, qui affaiblissent la végétation qui soudain perd du terrain sur la mer, et c'est le départ d'une percée de sable. Le vent de mer amène du sable grain par grain et agrandit la trouée qui petit à petit prend du terrain jusqu'à monter dans la forêt poussant dans notre cas à la vitesse d'un mètre par an depuis plusieurs centaines d'année. Le sable contraste avec le reste de l'île par sa couleur jaune provenant de la mer. Le lac Wabby, a été petit à petit coincé et repoussé entre la dune et la forêt, condamné à disparaître.

Nous reprenons ensuite la voiture pour une boucle à travers la forêt afin d'atteindre une des attractions de l'île, le lac Mc Kenzie, en pleine forêt mais entouré d'une ceinture de sable blanc.

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Le coin est si touristique en été qu'il a dû être aménagé, perdant du même coup un peu de son charme. Nous pique-niquons dans un enclos… au bord du lac, pour nous mettre à l'abri des dingos qui semblent particulièrement agressifs dans la région. Apprenant très vite, vivant et chassant un peu comme des loups, ils sont la hantise des gens. Pour les préserver et limiter au maximum tout risque d'agression sur les humains, les autorités sont très strictes en matière de nourriture, de restes et de déchets; les campings sont pour la plupart entourés de barrières électrifiées et les 4 coins de l'île sont marqués par des panneaux explicatifs. Efficaces, on a compris le message, mais cassant un peu du côté sauvage de l'île…

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Les garçons passent moment à jouer dans l'eau froide, et nous finissons par partir vers 14h, le soleil commençant à disparaître derrière les grands arbres, laissant la place à un vent froid qui nous donnait surtout envie d'aller se blottir au coin d'un feu.

L'autre côté de l'île atteint en quelques dizaines de minutes, nous apporte la chaleur de la fin de journée au coucher du soleil, sur une côte à l'abri du vent et sur une plage bien agréable. Décidemment cette île est faite de contrastes, et d'ici la fin de la journée on sera en habit de ski, à essayer de souper sans trop se refroidir!

Nous passons un moment autour de livres et de nos ordinateurs retrouvant un petit créneau "réseau" qui nous permet de faire avancer la suite de nos préparatifs…

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Billets d'avion à finaliser, voiture à mettre en vente, appartement à trouver à Sydney et tout une série de mails, avec de bonnes nouvelles de la Suisse même si le contexte économique général est bien morose avec la crise Européenne.

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mardi 12 juin 2012

Grand petit tour: Northern Forest Scenic Drive

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L'île est donc très vaste… et l'accès se fait partout en 4x4 seulement, au minimum sur des chemins de sable mou ou via la plage, et parfois à travers des accès plus difficiles. Ayant la journée devant nous, nous partons pour le nord, le long de la 75 miles Beach qui comme son nom l'indique fait 75 mile, soit 120 km. Seuls quelques passages rocheux sont contournés par la terre, et l'ensemble est faisable au moins pendant les deux heures autour de la marée basse. En partant à 10h00, il nous reste deux heures pour passer le premier point limite, et puis on verra bien! Au pire on rentrera de nuit à la prochaine marée basse.

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Notre camp est en pleine forêt vierge… immenses arbres, lianes, palmiers dans les couches basses.

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Nous prenons la "route" pour la plage, à une dizaine de kilomètres et voyons la végétation passer de tropicale à côtière en quelques centaines de mètres!! Près de la plage on retrouve des épineux et une forêt qui tend vers la pinède!

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Nous retrouvons avec plaisir l'océan et la conduite sur la plage qui nous rappelle nos débuts tout au sud.

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Aujourd'hui la mer est démontée, les vagues énormes, le courant violent, le vent puissant, et un avis de prudence est émis pour la côte, nous voilà prévenus! En dépit de cette ambiance de fin du monde, plusieurs 4x4 font comme nous et emprunte la route pour aller on ne sait où. Tous les quelques kilomètres, une zone de camping autorisé s'étant sur un à deux kilomètres et permet un campement presque les pieds dans l'eau. En haute saison cela doit être bondé, mais actuellement seuls quelques fous sont présents, à braver les éléments, et à espérer que leur tente ne s'envole pas.

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Après une vingtaine de kilomètres, nous tombons sur une baleine échouée posée dans l'herbe! Une dizaine de mètres de long, un corps énorme, près de 2m de diamètre, probablement une petite baleine à bosse d'après les nageoires et un état de décomposition qui commence à rendre l'observation de près pénible… On ne s'arrête donc pas trop longtemps!

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Plus loin, une curiosité naturelle attire un bon nombre de touriste, et plusieurs cars… oui sur la plage! Une source d'eau douce apparaît dans une dune à une centaine de mètres, et une petite rivière en sort lentement vers la mer. Les australiens ont bien compris l'attrait et réalisé une passerelle permettant d'accéder à la source et de se glisser dans l'eau. Elle est fraîche et incite à la baignade, surtout en plein été je pense, mais je ne résiste pas et me laisse porter par le courant jusque sur la plage: magique même entouré par 3 italiens et une allemande!

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Plus loin nous croisons l'épave d'un assez gros bateau puis prenons la piste qui s'enfonce dans la forêt et faisons une boucle sur un carré de 10 sur 10km à travers l'île à son point le plus large. La forêt est magnifique et passe d'un genre à l'autre, croisant de petits lacs qui invitent à la ballade.

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Une trouée de sable au milieu de la forêt vierge

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Des épineux tout doux!!

Les seuls habitants dangereux de l'île sont les dingos et les crocos mais ces derniers se cantonnent à la côte ouest dont nous sommes assez éloigné! Nous mangeons au lac Allom, peuplé de tortue d'eau douce, puis finissons notre boucle en fin d'après-midi, un peu limite au niveau timing, et redoutant de ne pas retrouver notre camp de nuit!

Arrivé sur la plage pour le voyage retour, le problème s'affiche en grand: la marée est maintenant au plus haut, et il est probablement impossible de longer la plage, nous obligeant à faire un immense détour par l'autre côté de l'île… Nous observons, nous nous tâtons, évaluant si on ne pourrait pas slalomer avec les vagues et remonter jusqu'au plus haut à chaque poussée de la mer.

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C'est un peu un défi de gamin, à ne pas vouloir se laisser mouiller les pieds, mais la voiture n'aime pas l'eau de mer, et l'eau qui repart a tendance à enfoncer les pneus dans le sable faisant prendre le risque de se planter méchamment! J'ai rarement autant hésité à faire une bêtise…

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Finalement on fait demi-tour et partons demander aux maisons les plus proches de l'entrée sur la plage, car il y a là un lotissement de maisonnettes de pêcheur et un mini-centre hôtelier. Un type me dit que c'est passable, à condition de ne pas avoir peur de mouiller la voiture… OK on essaie!

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La conduite dans ce genre de conditions est assez stressante… A gauche des murs d'écume et des vagues énormes au large, à droite une plage qui s'arrête le plus souvent contre un mur de sable d'un bon mètre, érodé par les assauts de l'océan, et au milieu une zone étroite en permanence balayée par l'eau et les embruns et qui se découvre, ruisselante, de proche en proche. Le jeu consiste à essayer de jouer sur la vitesse pour être toujours en dehors de l'eau, et à monter se percher le plus haut possible quand on est dans une impasse… Pendant 20 kilomètres c'est assez pénible mais le jeu nous fait gagner plusieurs heures de détour par les terres… Après une bonne série de soupirs, et quelques grincement de la voiture qui peine dans le sable parfois mou et toujours mouillé, on croise un type qui avait l'air aussi content que nous de s'en sortir, puis on rattrape deux voitures dont la première "Lead car" n'avait pas l'air très confiante et a préféré nous laisser passer d'abord…

Plus loin c'est un dingo perché sur la berge à regarder l'océan, qui nous dévisage alors que nous passons à un mètre de son museau…

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Finalement, on s'en tire avec quelques sueurs froides… et pas mal de sel sous le châssis! Notre Cruiser aura bien mérité son carwash final en quittant l'île, et c'est décidemment une sacrée bonne voiture!

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lundi 11 juin 2012

Fraser Island

La nuit a été réparatrice, tout le petit monde est requinqué, même le ciel d'un bleu limpide, juste un peu trop froid pour donner envie de sortir en short. Qu'à cela ne tienne, on ira se racheter des pantalons!

La Red Cross locale nous apporte de quoi nous tenir un peu plus chaud, pour un budget idéal. On sait bien que ce genre de magasin n'est pas vraiment fait pour une famille en année sabbatique mais nous équilibrons tout cela en donnant à d'autres succursale notre matériel qui ne nous est plus utile. Le bilan "moral" est donc sauf!

Le bateau pour Fraser que nous avons choisi démarre de RiverHead, un petit bled à 15 km au sud de Hervey Bay, et nous donne l'occasion en l'attendant de visiter un immense quartier de superbes villas sur une colline dominant une zone de mangrove et l'île au large. Il y a là tous les genres, du mini-château à la maison coloniale, en passant par la construction sur d'immenses pilotis a priori totalement inutile dans la pente… ou par le hangar semblant juste construit autour de la voiture et de la caravane!!! L'herbe est fauchée partout, les propriétés bien propres, les voitures magnifiques, on a manifestement changé de clientèle!!

A 15h, nous attendons déjà depuis plus d'une heure la barge pour l'île quand on la voit pointer le nez à l'horizon. Le spectacle de dauphin jouant dans le courant nous aura aider à patienter et à excuser ce retard… explicable par le fait qu'on a en fait mal compris l'heure de départ et raté "notre" barge d'au moins 2 heures…! Ah les malins!

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Courte traversée par un vent à décorner les bœufs, mais aucun de nous n'a envie de sortir les kites, il fait trop crû! Et les eaux sont réputées pleines de requins ET de salties!

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Nous arrivons à King Fisher Bay, puis traversons le Resort (l'île a quelques hôtels et bungalows) et grimpons sur la colline sur une route défoncée et protégée du ravinement par de gros tapis cloutés. Après quoi nous nous enfonçons dans la jungle…

L'île de Fraser Island est pleine de paradoxes: d'abord c'est la plus grande et la plus vieille île de sable de la planète avec ses 800'000 ans. Ensuite elle est couverte d'une jungle tropicale humide ayant poussé sur du sable, ce qui est unique. A cela s'ajoute des parties désertique de sable blanc avec des sources d'eau douce qui sortent du sable… Enfin des lacs salés sur les hauteurs, des lagons et de la mangrove viennent complété ce tableau incroyablement varié qui abrite une faune unique aussi: la population de dingo est très impressionnante, et la variété d'oiseaux en fait une destination unique pour l'observation de toutes sortes d'espèces rares.

Nous choisissons de nous centrer au maximum afin de ne monter la tente qu'une fois, puis de rayonner depuis notre camp. L'île fait 125 km de long sur 20 de large, nous aurons de quoi faire! L'ensemble de l'île est accessible par la plage de "75 miles Beach" et c'est ainsi le paradis du 4x4, accueillant chaque année 30'000 véhicules… Heureusement nous sommes hors-saison et ce sera plus tranquille!

L'emplacement semble idéal et seuls les Kookaburas viennent troubler le silence de la nuit.

dimanche 10 juin 2012

Hervey Bay

Au réveil, on visualise mieux le camp, qui est en fait une immense zone camping aménagé mais gratuit dans la quelle nous n'avions fait que nous engager à peine. Il y a là plein de campeurs que nous avions deviné dans l'obscurité surtout à cause du bruit. La zone semble se poursuivre de l'autre côté de la rivière sans qu'on en devine l'accès. Vaste camping à disposition des gens qui ne veulent pas l'eau, l'électricité, la machine à laver et le jacuzzi. Le réalisme du gouvernement dans ce domaine est vraiment remarquable et permet à toute une partie de la population de retraité de choisir ce mode de vie. Sinon c'est au minimum 35$ la nuit pour un couple sur un site avec de l'électricité, ce qui fait pas loin de 1000$ par mois, et à l'année, sélectionne une autre catégorie de retraité. Je pense donc que l'aménagement de zone gratuite est surtout destinée à ce groupe de population plutôt qu'aux backpackers. La majorité des retraités rencontrés sont par ailleurs en autonomie complète et leurs caravanes sont parfois même suréquipées!

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Tout a été prévu pour nous permettre de finaliser nos préparatifs pour 3-4 jours à Fraser Island ce lundi à Hervey Bay. Mais c'était sans penser à la reine d'Angleterre… et au Queen's day, jour de son anniversaire, férié et fêté comme dans tous les pays du CommonWealth! Nous voilà donc un peu piégés pendant un jour super férié à ne pas pouvoir faire les courses prévues. En plus nous avons à subir les affres de la météo, une fricasse pas très accueillante et une dépression qui finit de passer après avoir copieusement arrosé la région! On a passé entre les gouttes mais l'humidité laissée et surtout l'état des pistes sur l'île nous font un peu soucis. Le froid humide nous transperse et finit de nous arracher nos espoirs d'un temps clément sur la côte est. On est en plein hiver, et Australie ou pas, on savait qu'on devait s'attendre à un temps potentiellement maussade… On pensait toutefois que jusqu'à Brisbane, on aurait eu… l'été… eh bien non! Et c'est la fin de la zone "bleue" après pratiquement 5 mois de beau et de chaud, à quelques jours près en fin de séjour à Margaret River.

Nous nous disons donc qu'un jour de délai ne tombe pas si mal, nous permettant d'attendre l'amélioration qui devrait se dessiner, de faire les courses et de faire un tour par la RedCross histoire de racheter à moindre frais des habits chauds pour nos trois dernières semaines australiennes…

Finalement nous tombons sur un magasin ouvert, des anarchistes révolutionnaires surement, et nous faisons le plein pour notre excursion. Mais le froid nous glace et le ciel se couvre, et l'énergie nous fait un peu défaut. On se décide donc à passer la nuit sur la côte et tant qu'à faire à nous mettre au camping, histoire d'avoir au moins un peu de lumière pour la soirée. On est au bout, à l'est de "notre" fuseau horaire, c'est-à-dire à l'endroit où le soleil se couche le plus vite. Ici à 17h15, il fait nuit NOIRE… et c'est un peu démoralisant surtout par un froid de canard. A quelques kilomètres, encore en ville, un camping nous tend les bras et Chap et moi craquons pour une chambre de backpackers avec 4 lits superposés et la place de mettre un de nos lits de camp: la surprise pour les enfants est totale et l'émerveillement après 2 mois de bushcamping presque exclusif, fait plaisir à voir. Les dix points qui émerveillent? Allez, dans le désordre:

  • Pas de tente à monter…
  • De la lumière
  • Dans le contexte, la chaleur
  • Un plafond plus haut que son front
  • Un sol propre et qui a l'air de le rester
  • Une table et des chaises à la bonne taille
  • Une impression d'être cosy, blottis dans son chez soi…
  • De l'eau courante
  • Des toilettes et une douche "à nous"!
  • Un lit…

On est tous aux anges et nous passons la soirée à se faire des plans sur notre retour à la maison. Notre voyage est merveilleux mais il a des côtés usants et les 2 mois de camping précédents en changeant d'étape tous les jours en sont une des raisons.

Soirée tranquille, soirée maison, on se serait blottis au coin du feu si il y en avait eu un.

Pendant ce temps les machines à laver travaillent pour nous et l'ordinateur mouline, pour essayer de finaliser le montage video du Népal, que je n'arrive toujours pas à boucler: pas assez de mémoire, pas assez de temps avec une prise électrique, erreurs à la publication… vraiment je me réjouis de pouvoir finir ce job qui me pèse un peu, avec le stress de perdre toutes ces images qui nous tiennent à cœur!